Faites connaissance avec... Estefania !

Peux-tu te présenter en quelques mots ?
Née en Suisse à la fin des années 80 de parents chiliens, je me suis construite au croisement de plusieurs cultures, une richesse qui a profondément nourri mon regard sur le monde et les êtres qui l’habitent. Sensible aux récits humains, aux traditions et aux paysages qui dessinent notre planète, j’ai développé au fil des rencontres et des voyages une véritable passion pour l’observation et la transmission. À travers la photographie, l’écriture et l’exploration, j’aime partager des fragments d’ailleurs et mettre en lumière ce qui compose nos pluralités, nos ressemblances autant que nos différences.

Quand a commencé ton aventure à l’Atelier du Voyage ?
J’ai rejoint l’aventure de L’Atelier du Voyage en novembre 2024, marquant ainsi un retour au monde du voyage après quelques années consacrées à d’autres horizons professionnels qui perdurent aujourd’hui. Après dix-sept ans dans ce métier passion, le besoin de prendre du recul et d’explorer d’autres activités s’était imposé naturellement. Aujourd’hui, ce retour aux sources résonne avec beaucoup de sens et ravive cette envie de créer des voyages porteurs de sens, tout en m’impliquant avec conscience dans les défis de transformation de notre époque.

Quel est ton plus beau voyage ?
Et bien je sais qu’ici on m’attend avec une destination… Mais mon âme de philosophe m’embarque à répondre spontanément : Le plus beau voyage ; c’est la vie.

Une anecdote de voyage ? 
Certainement celle d’un vol entre l’île de Pâques et Santiago du Chili dont l’un des réacteurs a pris feu…au sol, juste avant le décollage heureusement. Débarquement d’urgence, tension palpable, ma famille à rassurer, puis 48 heures d’attente sur l’île avant de pouvoir rejoindre la capitale. Notre vol international retour pour la Suisse était manqué, il a fallu négocier, trouver des solutions, faire preuve d’agilité tout en gardant mon calme pour accompagner et rassurer ma famille. Finalement, nous sommes tous rentrés sains et saufs et je crois que c’est précisément ce que je retiens le plus de cette expérience : l’importance de ces deux derniers mots, sains et saufs.

Plutôt mer ou montagne ?
Je n’ai pas de préférence. Chaque écosystème sa puissance, sa beauté, sa sagesse.

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’affectionnes ?
Ce métier je l’aime profondément. Il élargit ma capacité à regarder toujours plus loin et plus large, contemplant de près les notions des savoirs, de remise en question, d’humilité et d’adaptation. Voyager rappelle que notre réalité n’est jamais universelle et que la liberté des uns se construit aussi dans le respect de celle des autres. « Ma liberté se termine là où commence celle autres. »
J’aime aussi ce paradoxe propre au voyage : il ouvre un champ immense à la créativité, aux rêves et à l’exploration, tout en demandant énormément de rigueur et de responsabilité dans sa pratique. Être ce lien entre des personnes, des cultures et des territoires implique parfois de faire des choix qui ne sont pas toujours les plus évidents, ni compris dans l’immédiat mais qui participent, à plus long terme, à rendre notre activité plus durable et consciente…Elle qui repose essentiellement sur la bonne santé de notre planète. Après tout, sans planète, il n’y a plus de voyage !

Ton principal défaut ?
Des yeux partout…D’ailleurs, à la maison, on m’a surnommé « Musky »… 

Ton livre de chevet ?
Les livres occupent une place précieuse dans ma vie. Je les vois comme des fenêtres ouvertes sur le monde, accessibles du bout des doigts. Ils sont pour moi une source infinie de connaissances et de perspectives. Surtout, ils me rappellent continuellement qu’on ne finit jamais d’apprendre, et c’est sans doute ce que j’aime le plus chez eux. Celui qui a profondément chamboulé ma vie il y a dix-huit ans est Les Quatre Accords Toltèques de Miguel Ruiz. Celui qui a ouvert mes perspectives de manière vertigineuse est La Sagesse interdite de Stephan Schillinger. Et aujourd’hui, celui qui m’invite à ne jamais considérer nos activités comme acquises est Réinventer (vraiment) le tourisme de Rémy Knafou.

Quelle personnalité adorerais-tu rencontrer et pourquoi ?
Plus qu’une personnalité en particulier, je dirais que je rêve surtout de continuer à rencontrer des peuples et des communautés autochtones. Pour moi qui suis née dans une société moderne, riche en technologies mais parfois déconnectée des savoir-faire essentiels et de la vraie valeur des choses, ces rencontres représentent un retour aux fondamentaux. Leur lien à la nature, au temps, au collectif et au “faire par soi-même” est une source d’inspiration immense.

Ton plat ou dessert favori ?
J’aime vraiment beaucoup trop la lasagne verte et végétarienne « fait-maison » et avec amour par mon chéri.